Maylis Levallet lance sa jeune exploitation de champignons à Savigny-en-Véron

Imaginez un petit village de bord de Loire, de la brume au petit matin, et au milieu des serres, une jeune agronome qui fait pousser… des champignons. Pas n’importe lesquels, et pas n’importe comment. À Savigny-en-Véron, Maylis Levallet pose les bases d’une exploitation de champignons nouvelle génération, entre savoir scientifique, bon sens paysan et envie de changer la façon dont nous mangeons.

Qui est Maylis Levallet, la femme derrière les champignons ?

Maylis Levallet n’arrive pas là par hasard. Elle est ingénieure agronome, avec plusieurs années d’expérience derrière elle. Elle connaît les sols, les cycles de culture, les enjeux climatiques. Elle a vu de l’intérieur les forces et les limites de l’agriculture actuelle.

À Savigny-en-Véron, elle choisit de passer de la théorie à la pratique. Elle ne conseille plus seulement les autres, elle devient elle-même agricultrice. Son projet repose sur une idée simple : produire des champignons de qualité, en circuit court, avec des méthodes respectueuses de l’environnement. Et surtout, le faire à échelle humaine.

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Le Jardin des Brumes : un tremplin pour se lancer

Maylis ne démarre pas seule dans son coin. Elle rejoint l’esprit du Jardin des Brumes, une structure qui accompagne les porteurs de projets agricoles. L’idée est de leur offrir un cadre, du temps, des conseils, pour tester leur activité avant l’installation officielle.

Son arrivée s’inscrit dans cette logique d’entraide. Elle bénéficie déjà des serres implantées sur une parcelle appartenant à Aurélie Ferraton et Julien Gruchet, à Savigny-en-Véron. Ce couple de fermiers met à disposition un espace, un environnement, et une dynamique collective. C’est une rampe de lancement, pas une fin en soi.

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Une installation prévue pour 2026… mais un projet déjà bien vivant

L’installation officielle de l’exploitation de Maylis est annoncée pour avril 2026. Administrativement, tout ne sera vraiment en place que cette année-là. Pourtant, le projet ne se résume pas à une date sur un papier.

Dès maintenant, elle profite du refuge des serres existantes. Cela lui permet d’observer, de tester des itinéraires techniques, de comprendre le comportement des champignons selon la saison. Elle affine ses choix de variétés, ses méthodes d’arrosage, de ventilation, de gestion des substrats. En clair, elle prépare une installation solide, pas improvisée.

Pourquoi des champignons à Savigny-en-Véron ?

On pourrait se demander : pourquoi se lancer dans les champignons, ici, et maintenant. En réalité, le choix est loin d’être anodin. Le champignon coche plusieurs cases importantes aujourd’hui.

  • Il demande peu de surface au sol.
  • Il peut se cultiver sous abri, avec moins de dépendance à la météo.
  • Il tolère très bien la production locale, à petite échelle.
  • Il répond à la demande croissante de protéines végétales.

Le territoire de Savigny-en-Véron, entre Loire et Vienne, a aussi une histoire agricole forte. Ajouter une production de champignons, c’est enrichir cette diversité. C’est offrir aux habitants un produit frais, ultra local, qui ne fait pas des centaines de kilomètres avant d’arriver dans l’assiette.

Comment se cultive un champignon en ferme ?

Contrairement aux légumes classiques, les champignons ne poussent pas dans un simple sol de jardin. Ils ont besoin d’un substrat bien précis, d’une atmosphère contrôlée et d’un peu de patience. Le projet de Maylis repose sur ces bases techniques.

En général, une petite ferme de champignons utilise :

  • Un substrat de paille, de copeaux de bois ou de marc de café.
  • Un ensemencement avec du mycélium (les “graines” du champignon).
  • Un local frais, humide, ventilé, avec peu de lumière.

Maylis, avec son bagage d’ingénieure, peut optimiser chaque étape. Elle peut choisir des matières premières locales, valoriser des coproduits agricoles, limiter les déchets. Elle peut aussi adapter ses cultures aux saisons et au climat local, plutôt que de forcer les choses.

Quels champignons pourrait-elle produire ?

L’article de départ ne donne pas encore la liste détaillée, mais on peut imaginer des espèces adaptées aux petites fermes. Par exemple :

  • Des pleurotes, appréciés pour leur texture fondante.
  • Des shiitakés, plus parfumés, utilisés en cuisine asiatique.
  • Des champignons de Paris bruns, plus goûteux que les blancs classiques.

Chaque variété a ses besoins, ses températures, son temps de croissance. C’est là que l’expertise agronomique fait la différence. L’objectif est simple : proposer des champignons réguliers, sains, avec un vrai goût, sans traitements superflus.

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Des champignons, oui… mais pour qui ?

Une jeune exploitation de champignons comme celle de Maylis peut nourrir plusieurs débouchés à la fois. Vous imaginez peut-être déjà les paniers bien garnis.

  • Les marchés locaux du week-end, pour vendre en direct.
  • Les AMAP et les paniers de légumes, en complément des maraîchers.
  • Les restaurants de la région, à la recherche de produits frais et différenciants.
  • Les magasins de producteurs ou épiceries locales.

Ce type de projet renforce le maillage local. On ne parle pas seulement de vendre un produit, mais de créer un lien entre un territoire, une agricultrice et les habitants qui l’entourent.

Un projet agricole, mais aussi un projet de société

Derrière les champignons, il y a une autre histoire : celle d’un changement de modèle agricole. De plus en plus de jeunes diplômés, comme Maylis, choisissent de quitter un bureau ou un poste confortable pour revenir à la terre. Ils veulent produire, toucher la réalité, voir l’impact concret de leur travail.

Le fait de s’installer au sein d’une structure comme le Jardin des Brumes montre aussi une volonté de coopération. On ne s’isole pas, on partage les risques, les idées, le matériel parfois. Cela donne plus de chances à ces petites fermes de durer dans le temps.

Comment soutenir ce type d’initiative, concrètement ?

Vous vous demandez peut-être ce que vous pouvez faire, à votre échelle, pour encourager ce genre de ferme. La réponse tient souvent à quelques gestes simples du quotidien.

  • Privilégier les circuits courts lorsque vous achetez des légumes ou des champignons.
  • Poser des questions sur l’origine des produits à votre restaurateur ou à votre magasin.
  • Suivre les pages des producteurs locaux, partager leurs actualités, faire connaître leurs projets.
  • Participer, quand c’est possible, aux portes ouvertes ou aux marchés de producteurs.

Ces gestes peuvent paraître modestes. Pourtant, ils donnent un vrai signal aux agriculteurs qui se lancent. Ils montrent que leur travail compte, que leur prise de risque n’est pas invisible.

Une petite recette simple pour sublimer des champignons locaux

Pour aller jusqu’au bout, voici une idée de recette très simple, parfaite pour des champignons frais issus d’une ferme comme celle de Maylis. Rien de compliqué, mais un résultat savoureux.

Ingrédients pour 2 personnes

  • 250 g de champignons frais (pleurotes ou champignons de Paris bruns)
  • 1 gousse d’ail
  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 10 g de beurre
  • 1 petite branche de thym ou 1 pincée de thym séché
  • Sel fin, environ 1/3 de c. à café
  • Poivre du moulin, au goût
  • 1 c. à soupe de persil frais haché (facultatif)

Préparation étape par étape

  • Essuyer les champignons avec un linge propre. Couper le bout des pieds s’il est un peu dur, puis les détailler en lamelles ou en morceaux.
  • Éplucher la gousse d’ail, la hacher très finement.
  • Faire chauffer l’huile d’olive et le beurre dans une poêle à feu moyen.
  • Ajouter les champignons. Les étaler bien dans la poêle pour qu’ils dorent plutôt que de bouillir.
  • Laisser cuire 5 à 7 minutes en remuant de temps en temps, jusqu’à ce qu’ils prennent une légère coloration.
  • Ajouter l’ail, le thym, le sel et le poivre. Poursuivre la cuisson 2 à 3 minutes.
  • Hors du feu, ajouter le persil haché. Goûter, rectifier l’assaisonnement si besoin.

Servis sur une tranche de pain grillé, avec une salade verte, ces champignons deviennent un repas simple mais réconfortant. Et quand on sait d’où ils viennent, ce que représente le travail derrière, chaque bouchée a un goût un peu particulier.

Et maintenant, la suite pour Maylis Levallet

D’ici avril 2026, l’exploitation va continuer de se structurer. Tests de production, choix des débouchés, mise en place des circuits de vente. Tout cela demande du temps, de l’énergie, des ajustements.

Mais la direction est claire : installer à Savigny-en-Véron une ferme de champignons à la fois moderne et très ancrée dans son territoire. Une ferme à taille humaine, portée par une ingénieure agronome qui a décidé de mettre ses connaissances au service du vivant. À vous, maintenant, de garder un œil sur ces futurs champignons locaux, et peut-être de les inviter un jour dans votre cuisine.

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Auteur/autrice

  • Maylis Levallet lance sa jeune exploitation de champignons à Savigny-en-Véron

    Chloé Lemoine, passionnée de gastronomie et du monde digital, allie depuis 10 ans expertise SEO et curiosité culinaire. Forte d’expériences dans la rédaction web gourmet, le tourisme et les tendances maison, elle partage conseils, récits de voyage et actualités pour enrichir votre univers gustatif. Son approche optimise la visibilité tout en valorisant authenticité et inspiration, afin d’accompagner chaque lecteur dans la découverte de nouvelles saveurs et expériences autour de la table, du voyage et du quotidien.

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